« La musique ça m'empêche d'être tout à fait incroyant »

10/03/2017
« La musique ça m'empêche d'être tout à fait incroyant »

« C'est incommunicable. Je peux même pas faire participer les gens à ça... Évidemment que je peux pas leur expliquer ! C'est donc l'extrême solitude de toute façon, mais... Seul avec la musique, c'est pas mal aussi. Et puis ça parle PAS, hein !... »

En février 1979 une équipe de télévision vient filmer Léo Ferré au studio Regson de Milan, alors qu'il enregistre neuf nouveaux titres, dont six figureront sur son album Il est six heures ici et midi à New York, paru la même année, et trois autres un an plus tard sur La Violence et l'Ennui.

Cinéma direct, sans discours surplombant, qui prend le temps de regarder ; seule manière de donner corps au travail, et tout particulièrement celui de la musique, souvent mal filmée. On y voit un artiste qui va au turbin sans salamalecs, un musicien qui après le long labeur de la préparation des partitions d'orchestre prend son pied à donner vie à sa musique, transporté par les sublimes reflux et frissonnements de cordes de L'amour n'a pas d'âge ; un artiste que les techniciens italiens appellent « maestro », un chanteur qui enregistre sa voix, qui se trompe, qui n'aime pas se tromper et s'engueule d'écrire des trucs difficiles à chanter... bref, la vie quoi !

Clique : Léo Ferré, la voix sans maître

Cette archive rare, mise à la disposition de tous par l'inépuisable Frantz vaillant, restitue quelque chose de cette impalpable magie de l'instant, à jamais enfui et ici remémoré.
Inutile de vous dire que ça vaut le jus !

Alaric — Équipe La Mémoire et la Mer

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