La Frime

« Je suis la fin de tout dans ton commencement
La source de ta joie le terme de tes peines
Le fleuve qui te draine au-delà de toi-même... »

Textes & musiques : Léo Ferré

Orchestre symphonique de la RAI-Milan
Chœur non identifié

Orchestrations & direction musicale : Léo Ferré
Prise de son : Davide Marinone
Production & réalisation artistique : Léo Ferré
Production exécutive : Mariano Detto
Crédits visuels : Jacques Deroost (recto), Hubert Grooteclaes, Honoré Daumier (verso)

Enregistré en novembre 1977 au Studio Phonogram, Milan (Italie).
Publié en décembre 1977 par CBS.
Que peuvent encore les prophètes face à la surdité des hommes ? Dans un monde où tout s'achète... écrire est-il encore sacré ? Le changement de focale ici se confirme ; le marginal universel poursuit son exode hors de l'empire des modes et du langage, flairant dans tous les coins les hasards de l'instant suprême où coïncideraient sa vérité intérieure, et le Verbe et le monde.

Dans ce continuum sans âge une trêve semble régner... Les passions inverses de l'amour, l'autre et son mystère sublimé, la défaite de l'art, la mémoire des martyrs, les malheureux qui partout souffrent, la volonté de puissance et le bonheur simple, secrets de jouvence, jeunesse sans cause, Histoire et Révolution brocantées... Toutes ces choses d'ici-bas — la rumeur du monde ! — nous parviennent égales sous l'astre doux, filtrées de leur tragique.

Léo sans doute alors est heureux. Mais au cœur même de sa douceur de vivre l'intranquillité demeure. Tel est le stigmate des grands lucides. Aussi l'exprime-t-il à sa nouvelle manière, oblique, dans l'orgueil de l'hyperbole et l'ironie réfutatrice... Avec cet album mal nommé, paradoxalement son plus politique depuis Il n'y a plus rien, Léo réussit la prouesse d'universaliser son bonheur et de réinventer conjointement l'expression poétique de sa révolte ; à partir d'un réel atomisé, pris tel quel, c'est-à-dire sans discours surplombant, Léo Ferré parvient à créer un alliage tenant l'équilibre entre horizon métaphysique et co-présence au monde. Et la chanson française se hisse, éblouie, à la conscience du macrocosme.

Alaric Perrolier – 2016
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