Les Vieux Copains

« Je suis un de ceux-là mon Dieu ! »

Textes & musiques : Léo Ferré
Sauf textes : Arthur Rimbaud (La Maline), Guillaume Apollinaire (Automne malade)

Orchestre symphonique de la RAI-Milan
Esther Gattoni, harpe
Léo Ferré, piano
Chœur non identifié

Orchestrations, arrangements & direction musicale : Léo Ferré
Prise de son : Paolo Bocchi
Production & réalisation artistique : Léo Ferré
Coordination : Michel Larmand
Crédits visuels : Jean-Marc Ayral

Enregistré en octobre 1988, puis du 11 au 13 juillet 1990 au Studio Regson, Milan (Italie).
Publié en septembre 1990 par EPM.
Après quatre années passées sans publier de nouvel album studio, Léo Ferré surprend avec ce qui sera son dernier album de chansons. Le poète a toujours professé de regarder la nostalgie en face avec ses poings, considérant qu'un « artiste vit toujours demain ». Et pourtant le voilà qui ouvre l'herbier de sa jeunesse, quand maintes chansons de sa maturité attendaient d'être achevées. Léo reconnaît le vieil homme qu’il est devenu, « tout courbé par le temps », et cède aux sirènes du souvenir en gravant les lointaines chansons de ses débuts.

Certaines n'ont jamais été enregistrées en bonne et due forme, qu'elles fussent destinées à des interprètes (Elle tourne... la Terre, chantée par Renée Lebas en 1948, Y a une étoile, C'est une..., La Poisse, chantée par Catherine Sauvage en 1959), qu'elles eussent appartenu à une œuvre autonome (Vison l'éditeur, tirée de l'opéra inédit La Vie d'artiste, première œuvre d'envergure écrite et composée en 1949-1951, que Léo prévoyait finalement de démanteler) ou qu'elles restassent en plan sans qu'on sache pourquoi (Paris, jadis interprétée pour partie à la radio, reprise ici sans sa mélodie d'origine mais en intégralité sous le titre L'Europe s'ennuyait). D'autres ont été enregistrées et diffusées sur des maxi 45 tours uniquement (En amour, Le Fleuve aux amants). D'autres enfin, moins confidentielles, revêtent sans doute un sens symbolique pour Léo (Notre amour, La Chanson triste). Quelques chansons plus « récentes » viennent compléter ce florilège (Où vont-ils ?, dont le texte a été publié en 1962, Les Vieux Copains, Cloclo la cloche, les poèmes Automne malade, La Maline). Une telle diversité, nourrie aux marges de son œuvre, permet à Léo de revisiter sa jeunesse en évitant l'effet « remake » (à ce titre, voir l'album Les Douze Premières Chansons de Léo Ferré).

Cette reviviscence du passé est-elle le corollaire de l'émission de télévision préparée avec le vidéaste Jean-Christophe Averty en 1990 ? Léo a-t-il voulu faire plaisir à son entourage professionnel (François Dacla, le directeur de son label, ne jurait que par le Ferré des années 50) ? Ou bien est-ce un moyen comme un autre de fermer le ban ? De mettre ses affaires en ordre en disant symboliquement adieu à ceux qui ont compté avant d'accueillir la camarde ?... Nous n'en saurons rien, Léo Ferré emportant avec lui le secret de cet étonnant revirement final.

Alaric Perrolier – 2016
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