Les Fleurs du mal (suite et fin)

« Je suis la plaie et le couteau !
Je suis le soufflet et la joue !
Je suis les membres et la roue,
Et la victime et le bourreau ! »

Ce visuel correspond à l'édition numérique de l'album. Celui de l'édition physique est différent. Pour y accéder, cliquez sur l'image.

Textes : Charles Baudelaire
Musiques & piano : Léo Ferré

Prise de son : Léo Ferré
Transfert numérique, restauration & mastering : Studio La Buissonne
Conception & réalisation : Mathieu Ferré & Alain Raemackers
Texte de présentation : Alain Raemackers
Crédits visuels : Hubert Grooteclaes (recto), Nadar (verso), Alaric Perrolier (graphisme édition numérique)

Enregistré à l'hiver 1976-1977 à San Donatino, Castellina-in-Chianti (Italie).
Publié pour la première fois sur disque le 10 avril 2008 par La Mémoire et la Mer.
1857  : d'étranges fleurs poussent sur l'humus de la littérature française...
1867  : Baudelaire cane misérablement.
1957  : Ferré publie un disque pionnier pour donner voix au défunt.
1967  : Ferré poursuit son compagnonnage et amplifie son geste de fidélité.
1977  : Ferré conçoit un tiers catafalque et puis... et puis...
1857... 1867... 1957... 1967... 1977...
« Ces chiffres qui font mal à la tête ! »

1977... rendez-vous manqué au carillon stellaire des poètes ; ce qui devait être — rite d'amour faisant fi des mémentos dirigés — ne fut pas, Léo Ferré reprogrammant ailleurs les coordonnées de son destin. Jamais nous ne saurons à quoi aurait pu ressembler tout un nouvel album Baudelaire arrangé par lui et non plus par Jean-Michel Defaye. Mais si nous pouvons penser ainsi, avec tout le confort d'imagination possible, c'est bien parce que les maquettes piano-voix des morceaux devant former l'album en question, hier encore totalement inconnues, sont désormais rendues publiques.

Léo Ferré enregistre dans un même élan ces vingt-et-unes « mises à plat » chez lui, avec les moyens du bord ; il y a une très grande proximité de sa voix, on sent l'acoustique de la pièce, une mouche vole près du micro, son fils l'appelle pour manger... Dans ces conditions, sa confrontation solitaire avec le piano fait naître une atmosphère absolument unique, directe et profonde à la fois, intérieure presque.

Le spleen poisseux de Baudelaire, ses remâchements funèbres, son érotisme capiteux et morbide, mais aussi son sens aiguisé du détail vrai, son culte du beau — fût-il vénéneux ! —, son aspiration à l'élévation ; tout cela se retrouve une nouvelle fois quintessencié par Léo, grâce à son intime compréhension de l'âme baudelairienne née de leur longue amitié, grâce à son intelligence profondément musicale de la langue française aussi. À l'évidence, cet hypnotique album brûle d'une sombre flamme, difficile à décrire mais qui s'entend !

Le couplage actuel des morceaux a été établi par Léo lui-même. Malgré le soin apporté à la restauration de ces documents de travail, il peut subsister certaines imperfections sonores. Elles ne sauraient être effacées sans altérer le naturel de l'interprétation, aussi nous comptons sur votre compréhension.

Alaric Perrolier – 2016
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