Le Guinche

« Qu'est-c' que ça fout
Les trucs ricains
Be-bop j’ t’en fous
J’ me fais du bien »

Textes & musiques : Léo Ferré
Sauf texte : Rutebeuf & Léo Ferré (Pauvre Rutebeuf)

Léo Ferré, claviers
Barthélémy Rosso, guitare
Madeleine Rabereau, voix

Prise de son : ?
Production exécutive : Édouard Dory
Crédits visuels : Joseph Cayet

Enregistré les 22 et 23 novembre 1955 et en octobre 1956 (pistes 9 & 10) au Studio ?, Paris (France).
Publié en décembre (?) 1955 par Odéon.

Note : cet album n'est pour l'instant disponible à l'achat que dans le coffret La Vie moderne : intégrale 1944 - 1959.

Après le symphonisme conquérant du Piano du pauvre, après le « modernisme » de La Rue, après le commencement de reconnaissance que constitue son récent passage au music-hall de l'Olympia, immortalisé de bonne grâce par l'avisé Édouard Dory, on pourrait s'attendre à ce que la « vedette Odéon » enfonce le clou pour son troisième album studio. Or voici que Léo Ferré nous la joue solitaire, comme au temps pas si lointain des enregistrements fauchés pour le Chant du monde, l'orgue électrique se substituant ici au piano.

Cette absence de gros moyens, à contre-courant de sa « montée en objectivité », comme dirait la sociologue, est-il le fait du hasard ? Il est communément admis qu'une grève inopinée des musiciens aurait contraint Léo Ferré à choisir entre repousser les sessions ou bien entrer en studio quand même. Mais cela n'est pas indubitablement documenté ; cela pourrait tout aussi bien être une volonté de l'artiste, pour ce que nous en savons.

Léo peut très bien avoir fait le choix de renoncer aux arrangements prévus et d'entrer en studio par égard pour Dory, son directeur artistique. Comme il peut très bien avoir souhaité se dépouiller de tous les artifices pour mieux « faire le ménage ». Autrement dit, se passer des « services » d'un arrangeur. Adieu Jean Faustin.

Quoi qu'il en soit, Léo Ferré produit avec ces « Huit Chansons nouvelles » son album le plus homogène de la décennie sur le plan sonore (avec Chansons de Léo Ferré), quand bien même il continue d'osciller entre rengaines et haute poésie, tendresse et ironie. On notera un usage pionnier de la technique dite du « re-recording » sur le grand classique Pauvre Rutebeuf, deuxième incursion de Léo chez les poètes après Le Pont Mirabeau, unanimement saluée à l'époque et depuis.

En 1956, Léo Ferré conçoit avec sa femme Madeleine l'album Poètes vos papiers !, censé accompagner la parution imminente de son premier recueil de poésie. Madame y dit, non sans quelque grandiloquence, treize poèmes extraits du recueil. Monsieur en met deux en musique et les chante, avant de les réenregistrer deux ans plus tard. Ces premières versions ont été adjointes ici, à titre de bonus.

Alaric Perrolier – 2020

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