Maudits soient-ils !

« Prends l'éloquence et tors-lui son cou ! »          «  Vertige, écroulements, déroutes et pitié  !  »

Ce visuel correspond à l'édition numérique de l'album. Celui de l'édition physique est différent. Pour y accéder, cliquez sur l'image.

Textes : Arthur Rimbaud (CD 1), Paul Verlaine (Sonnet du trou du cul & CD 2)
Musiques & piano : Léo Ferré

Prise de son : Léo Ferré
Transfert numérique & mastering : Jean-Luc Rangotte (Studio Sofreson)
Conception & réalisation : Mathieu Ferré & Alain Raemackers
Texte de présentation : Alain Raemackers
Crédits visuels : Gilles Poulou & Vital Maladrech (édition originale), Alaric Perrolier (édition numérique)

Enregistré entre le printemps 1959 et l'hiver 1963, puis dans les années 1980.
Publié pour la première fois sur disque le 8 octobre 2004 par La Mémoire et la Mer.
Ce regroupement posthume est la deuxième publication après Métamec à présenter des versions de travail tirées des archives personnelles de Léo Ferré. Il nous invite à explorer la face cachée du mythique album Verlaine et Rimbaud, dont sont ici rassemblées les versions préparatoires, telles que l'artiste les imaginait avant que Jean-Michel Defaye et lui-même y apportent certaines modifications, et le cachet qu'on connaît. Ici, le génie mélodique de Léo brille dans sa nudité première, indatable et sans fard.

C'est un viatique précieux pour mieux comprendre le mode opératoire de l'artiste dans son travail de mise en musique des poètes. À cela s'ajoutent de purs inédits, souvent bruts de décoffrage ; mélodies abandonnées en chemin et nouveau cycle Rimbaud amorcé dans les années 1980 (Aube, Les Mains de Jeanne-Marie, Morts de Quatre-vingt-douze et de Quatre-vingt-treize, Le Dormeur du val...), véritable petite machine à fantasmes...

Trois types de maquettes sont ici compilées : celles où Léo entérine un état avancé sinon achevé de son travail d'harmonisation, celles où au contraire il archive le premier jet de la mélodie, trouvée en chantant a capella, et celles où Léo, sous le coup de son inspiration, branche tout à trac le magnéto et déchiffre en direct le poème, les « mains enchaînées au clavier ». On assiste alors à l'intime instant du jaillissement créateur, avec tout ce que cela peut comporter de tâtonnements et de ratés quand l'artiste s'abandonne, n'étant vu de personne. Le choix — radical ! — a été fait de n'en rien éluder, en gage de l'authenticité peu commune dont Léo aura fait preuve dans sa vie d'artiste. Fragile mais fort !

Ces documents de travail ont été enregistrés avec les moyens du bord. Malgré le soin que nous avons apporté à leur restauration, il peut subsister certaines imperfections sonores. Elles ne sauraient être effacées sans altérer le naturel de l'interprétation, aussi nous comptons sur votre compréhension.

Alaric Perrolier – 2016
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