Chansons de Léo Ferré

« Alors vous comprendrez
Gens de passage
Pourquoi ces grands fauchés
Font du tapage »

Textes & musiques : Léo Ferré
Sauf textes : René Baer (La Chanson du scaphandrier), Léo Ferré & Francis Claude (La Vie d'artiste, L'Île Saint-Louis)

Léo Ferré, piano

Prise de son : Georges Chottin ?
Production exécutive : ?
Crédits visuels : ?

Enregistré les 27 et 31 octobre, et le 17 novembre 1953 au Studio ?, Paris (France).
Publié en ? 1954 par Le Chant du Monde.
On a longtemps considéré cet album accidentel comme étant l'album des origines, celui des « premières chansons », croyant qu'il offrait un assemblage des premiers 78 tours diffusés en 1950 (voir Le Temps des roses rouges). À tort, puisque la redécouverte desdits 78 tours dans les années 90 aura prouvé qu'il s'agit ici de versions distinctes, bel et bien ré-enregistrées. Pour comprendre cette étonnante « redite », il faut revenir en arrière.

En 1950 Léo Ferré signe un contrat phonographique de deux ans l'engageant à enregistrer douze titres par an pour le compte du label Le Chant du Monde. Chose faite la première année et puis... plus rien, sans que personne ne s'en émeuve. Manque de moyens ? Désinvolture ? Inertie ?... En 1953 Léo signe avec les Disques Odéon, qui lui permettent d'enregistrer enfin son premier album (Paris canaille). Le Chant du Monde sort alors de sa torpeur et rappelle à l'artiste ses obligations. Bien que son contrat soit échu, Léo joue le jeu.

Il choisit de réenregistrer ses douze premières chansons, toujours au piano. Outre le fait qu'il y est fortement attaché et qu'on lui offre de meilleures conditions techniques d'enregistrement, voire sans doute même la promesse d'un vrai bel album (pour se rattraper des atermoiements passés ?), ce choix peut aussi s'interpréter comme une volonté de ne donner à cette maison que le strict minimum, et certainement pas de quoi faire son beurre avec des nouveaux titres. Quand le courant ne passe pas...

Au final c'est un bien bel album que celui-ci. Tout juste pourra-t-on regretter que la chanson Le Temps des roses rouges, jugée inadéquatement anticommuniste par le vétilleux label, ait été censurée alors même qu'elle est essentielle pour comprendre les pôles qui structurent l'écriture du jeune Léo Ferré. Sans elle, la carte d'identité que Léo avait pris soin d'établir pour son entrée en scène n'est pas complète. Sachant cela, chacun pourra décider laquelle des versions de 1950 ou de 1953 a sa préférence. Ou mieux, les prendre tout ensemble, comme les multiples incarnations d'une naissance perpétuelle (voir aussi Les Douze Premières Chansons de Léo Ferré).

Alaric Perrolier – 2016
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